Qui sommes nous ?

Bonjour à tous et à toutes,
Nous sommes deux amies passionnées par la nature, les animaux, l'histoire, la broderie, les gourmandises, la vie au grand air, le soleil, la pluie, le ciel, la liberté, les chansons, la mer, tout ce qui touche la nature, la poésie, le Beau, les promenades, la musique, la convivialité, les amis, et tant d'autres Merveilles encore... Mais surtout, surtout, ... Le Bon Dieu.
Nous avons crée ce blog pour vous faire voir ce qui vous entoure avec des yeux aussi émerveillées que les nôtres !!!! Nous espérons qu'il vous plaira autant qu'à nous, et merci pour vos commentaires ; D
C'est aussi un peu de nous que nous vous livrons au fil des articles...
Colombe et Rossignol
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vendredi 18 décembre 2015

Gentillesse !!!!

Bonjour !

Attention à vous, je ne vous lâcherais pas avec mes interrogations ^^

Aujourd'hui, le thème sera la gentillesse. En effet, pour moi la gentillesse a depuis toujours été une forme d'idéal, même plus enviable que la beauté ou l'intelligence. J'ai toujours considéré le fait d'être fondamentalement gentil comme l'une des meilleures choses qui soient. Il y a une phrase d'Audrey Tautou que j'aime beaucoup - c'est presque ma devise - qui dit "la gentillesse est une forme supérieure d'intelligence". Intelligence humaine peut être, moins privilégiée aujourd'hui que l'intelligence intellectuelle ?
Seulement, je me rends compte que cette qualité que j'admire tant n'est pas tant que ça considérée comme une bonne chose.  Par exemple, en philosphie, on parle carrément d'attitude d'échec !
L'un de mes profs nous dit même qu'en littérature, c'est l'une des choses les plus inutiles qui soient.
Mais pourtant, de l'autre côté, il y a une journée de la gentillesse ... Peut-être preuve que nous en avons besoin ?
Il y a des personnes qui, il me semble, ne seront jamais d'accord avec ma conception de la gentillesse. Pour beaucoup, c'est plus une faiblesse qu'autre chose.
Mais concrètement, qu'apporte la gentillesse ?
Il y a un poème de Raoul Follereau très sympathique a propos du sourire - manifestation de la gentillesse. Nous l'avons déjà publié ici, mais le voilà à nouveau :
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire,
Soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.
R. Follereau, 1920
 
 C'est une façon très belle de résumer les choses, non ?
Ainsi, la gentillesse relèverait d'une part d'altruisme. Et peut-on y trouver un interêt personnel ? Cela apporte-t-il quelquechose à la société ?
Car, finalement, c'est "bien gentil" tout cela, mais dans la "vraie vie", il n'y a pas le temps, ce n'est pas la priorité ...
Il est probable que la solution se trouve vers la façon dont on voit le monde; je vous en parlais déjà dans "la beauté", mais ça peut même être élargi : quelles sont nos prioritées, gagner du temps, gagner de l'argent (même en étant pas encore dans la vie active, l'argent a tout de même une place importante) ; ou bien au contraire rendre les gens heureux autour de nous ?

Ainsi, il me semble que l'interêt que l'on porte ou non la gentillesse va dépendre de la façon dont on voit le monde, et de la hiérarchie des prioritées à nos yeux.

Et la gentillesse peut même être un humble moyen de changer un peu le monde, à notre mesure, le rendre plus beau ? D'autant plus que ça ne prends pas tant de temps que ça : une attention, un sourire, ....

Et qu'en est il pour vous ? comment voyez vous la gentillesse, est-ce à vos yeux quelquechose d'important ?

Belle journée à tous


Colombe

vendredi 4 décembre 2015

Art ou Beauté ?

Bonjour, bonjour petits oisillons !!

Aujourd'hui, me voici pour une petite reflextion sur le thème de l'Art, et de la Beauté en elle-même. En effet, j'étudie beaucoup d'oeuvres d'Art, surtout de littérature, et souvent je me trouve confrontée à des professeurs qui ne jurent que par Flaubert et Baudelaire, et estiment que les auteurs tels qu'Eric Emmanuel Schmitt, dont je vous ai déjà parlé, ou Anna Gavalda, sont des sous-auteurs, qui ne font pas de la littérature mais écrivent simplement, sans effort particulier, et sans grand intérêt non plus. Il en est de même pour le cinéma, aussi, depuis un certain temps, trottent dans ma tête quelques interrogations : Quel est le but de l'art ? Pour quoi lit on un livre ou regarde-t-on un film ? Pour l'art en lui même, ou simplement pour se faire plaisir et se détendre ? Et pourquoi ranger les oeuvres dans des catégories ? Le jugement porté sur l'art peut il être objectif ?  ... ect ...

Une distinction que l'on peut faire, après reflexion, est celle du fond et de la forme :  la forme, c'est le style, la façon de filmer originale ou non; et le fond, c'est le message, c'est l'histoire ...

Maman oie me disait  qu'elle, elle aimait quand un film faisait du bien, quand ça élève ... C'est comme pour les "Ondine", c'est un livre qui fait du bien !

Là encore, il me semble que c'est une question de prioritées.  Si l'on regarde un film uniquement pour l'oeuvre d'art, si c'est l'art pour l'art, comme le mouvement parnassien, ou bien si on regarde un film pour se détendre après une journée de travail, quoi qu'il raconte, ou encore si l'on fait ça pour s'élever l'âme, pour apprendre des choses ....

Il me semble que le grande problème est que l'on veut que l'art soit quelquechose d'étrange, et que s'il est commun ce n'est plus de l'art. Je citerais l'un de mes professeurs "j'attends d'un film ou d'un livre qu'il me fasse rire pour quelquechose que je ne trouverais pas drôle au premier abord, ou qu'il me fasse pleurer pour quelquechose qui n'est pas triste en lui-même.

Je trouve cette conception de l'art très noble : c'est à proprement parler génial de justement, assez travailler sur quelquechose , au niveau de la forme justement, pour en changer presque l'essence. Mais il me semble que le problème vient du fait de, en conséquence de cela, dénigrer le reste ! Un auteur peut être génial, ça ne fait pas des autres des non-auteurs.

Le problème inverse existe aussi : estimer que tous les auteurs "recherchés" sont bizarres et par conséquent ne juger vrais artistes que ceux qui se rapprochent de nos conceptions .

Pour résumer, je dirais que l'art ne se résume pas au fait de bousculer, ni au fait de répondre à nos attentes ...

Sur ce , excellente journée à vous ! N'hésitez pas à me partager vos réflexions sur le sujet, cela n'est qu'une ébauche à laquelle j'ajouterai sûrement des éléments dans les mois à venir !


Colombe

vendredi 9 octobre 2015

La beauté

bonjour à tous !

Aujourd'hui, j'aimerais faire une petite reflextion sur le thème de la beauté.
Le thème préféré des cours de philo ... Oui, mais aussi un sujet qui nous touche au quotidien !!
Car oui, après tout, dans l'intitulé du blog, nous disons que « Nous sommes deux amies passionnées par la nature, les animaux, l'histoire, la broderie, les gourmandises, la vie au grand air, le soleil, la pluie, le ciel, la liberté, les chansons, la mer, tout ce qui touche la nature, la poésie, le Beau, ... ».
Mais … des interrogations peuvent survenir !!
Par exemple, l'autre jour je me demandais pourquoi nous sommes attirés par les gens beaux. Car du point de vue logique, ça n'apporte rien, à part qu'ils sont plus agréable à regarder peut être … Mais je me demandais vraiment pourquoi nous avons cette obsession (après, je parle en mon nom, c'est peut être moins répandu que ce que je pense) de juger la beauté des gens. Même dans le cadre amoureux, pourquoi donc vouloir quelqu'un de beau ? C'est vraiment une question qui se pose : naturellement, c'est ainsi, c'est pour ainsi dire inné, inhérent à l'être humain … Mais pourquoi ?
Je pense que personne ne peut le dire. Il doit y avoir quelque chose au niveau des neurones … Et puis c'est aussi notre sensibilité d'êtres humains (là je pars vraiment dans la beauté en général, sur les gens ou dans la nature, dans l 'art …). Ça fait partie de ce qu'on appelle l'Esprit, cette chose en plus qu'ont les humains et pas les animaux : la capacité à trouver quelque chose beau n'est pas présente chez les bêtes (enfin, je ne crois pas).
En fait, je songeais surtout que juger sur la beauté extérieure est très réducteur. Je songeais qu'il en était de même pour la nature, pourquoi préférer tel lieu à tel autre sous prétexte de beauté supérieure ? N'est-ce pas établir une hiérarchie dans la Création ?
Et j'ai songé alors … Que justement, nous étions appelés à voir la beauté parout ! Il y a un poème très amusant appelé « le cageot », de Francis Ponge, (vous pouvez le trouver ici)et ça rejoint aussi une chose que Rossignol m'avait dite à une période où je n'étais pas trop en forme, tout est beau, il faut simplement voir la beauté des choses ! Quelque part, nous pouvons même dire, en parodiant Léonard de Vinci, que "la simplicité est la beauté suprême" (au lieu de sophistication).
Pour ne pas partir dans une éloge du Créateur en songeant à toutes ces superbes choses qu'il a créé (Mon Dieu … Tu es Grand Tu es Beau .. ) (Non pas que je ne le veuille pas, mais ce n'est pas vraiment le sujet), je vais vous parler à nouveau des personnes : j'aurais envie de vous dire que la beauté est intérieure, ce qui est vrai à mon goût mais il me semble que ce serait un peu fuir le problème  … Aussi, j'admets qu'en parlant de la beauté au sens premier du terme, nous pouvons dire qu'il y a des personnes plus belles que d'autres, c'est ainsi. Mais … (ça ne serait pas drôle s'il n'y avait pas de mais!), si on se penche sur le reste de l'humanité, et que l'on exclut du lot les personnes fondamentalement et indéniablement belles, il me semble qu'on peut avoir chacun des critères différents … Pour ma part, je trouve les mains abîmés magnifiques, non qu'elles ne soient belles vues comme ça, mais pour ce qu'elles représentent : un travail manuel, de l'expérience, de la sueur …. Et je pense que chacun de nous, nous devrions apprendre à, comment dire, mettre à jour notre conception de la beauté. Ce n'est pas l'éternel discours « ne pas juger sur les apparences », mais plutôt d'éduquer nos yeux à voir la beauté partout …
Cela ne peut que rendre plus heureux … Et plus émerveillé de la Création !!!


En espérant vous avoir fait du Bien

Pour terminer, un joli chant … Vous ne pourrez y échapper!!

 Belle journée !!

Colombe

 PS : vous avez dû remarquer que l'article du mercredi à bougé et est désormais celui du vendredi ... Il est apparu que la semaine était plus équilibrée ainsi :)

mercredi 30 septembre 2015

Ange gardien ...

bonjour !

le sujet du jour est les anges gardiens... En ce moment, je vous avoue que j'y pense plus que de coutume (merci pinson!), notament grâce à la série de livres "la porte des anges".
Je ne sais pas si vous la connaissez, c'est un série de quatres tomes, dans le genre de la science-fiction, mais le centre de l'histoire est un passage entre la Terre et le Ciel.
En plus, grâce à cette série, on "révise" l'acte des apôtres !
En tout cas, c'est très sympa et agréable à lire, mais très prenant. Et je ne pense pas que l'on puisse lire le livre avant d'avoir 14 ans ...
Voici la couverture du tome 1 :

La Porte des Anges, Tome 1 - Le complot d'Ephèse

Mais passons aux vrais anges, je pense qu'on en parle pas assez et que l'on peut avoir tendance à oublier leur présence dans nos vies quotidiennes ...
Voilà à ce propos une lettre de Saint Padre Pio à l'une de ses filles spirituelles où il en parle (entre autres), ici.
Je vous conseille vraiment de la lire, elle est très profonde, et très interessante ! 

sur ce, bonne journée !

Colombe

mercredi 16 septembre 2015

organisation = perfection ?


Bonjour à tous !

Aujourd'hui, me voici avec un article dont le thème sera l'organisation, et derrière ce bien grand mot la recherche de la perfection, dont je vous reparlerais bientôt.

Pour commencer, je vais vous parler de mon expérience ; j'ai la chance d'être naturellement organisée, même si parfois la flemmardise prends le dessus et que … c'est le bazar ! Mais depuis toute petite, mes tiroirs ont toujours été parfaitement rangés, j'ai toujours su où se trouvaient mes affaires. Depuis quelques mois, le rangement est devenu pour moi une obsession : je ne peux pas dormir si ne serait-ce qu'une chose n'est pas à sa place … Enfin bref, tout ça pour en venir là : Quel rôle, quelle place l'organisation doit-elle avoir pour nous ?

Malgré tout ce que je dirais plus loin, je tiens tout d'abord à vous préciser que je suis persuadée que l'organisation est primordiale. Mais …

Pour commencer, une grande question qui m'a longtemps taraudée est la suivante : comment faire pour rester suffisement organisé, mais tout en n'oubliant pas que l'organisation est une fin et non un moyen ?
Être organisé, c'est bien, mais il ne faut pas que cela prenne le pas sur le reste, je vais vous donner un exemple : lorsque j'étais en sixième, j'étais dans l'espoir d'atteindre un jour la perfection : je me faisais des plannings à la minute près, qu'évidemment je n'arrivais pas à suivre, et tous les lundis je recommençais ma semaine en me disant « cette semaine, j'y arriverais ! ». Et les rares fois où j'arrivais à suivre mon planning, je me rendais compte que cela ne me rendait pas heureuse mais je ne savais pas comment faire pour atteindre ce bonheur. J'avais pris mon planning comme un but ultime, absolu, et non comme un moyen pour vivre sereinement.
Cette année, à l'approche de la rentrée, j'ai recommencé à me faire des plannings à tort et à travers… Mais il faut garder en tête que l'organisation n'est qu'un moyen de vivre de façon plus détendue, et surtout accepter que nous sommes faillibles.

La question qui se pose maintenant est « faut-il tenter de tout régenter dans nos vies » ?
Pour ma part, j'aurais tendance, au début à dire oui, mais c'est mon penchant naturel, voyez vous. Je pense que la vraie réponse est qu'il faut laisser sa place à la Providence.
Nous ne pourrons jamais tout diriger dans nos vies, et il est vain d'essayer de la faire … Je suis d'avis qu'il vaut mieux garder comme un cadre l'organisation, mais comme un cadre souple dans lequel on peut évoluer. Cadre nécessaire à toute vie en société : horaires de travail, heures de lever et de coucher … Cadre nécessaire aussi à notre bien être : garder un peu de temps pour soi chaque jour, garder du temps pour faire ce que nous avons à faire afin de ne pas procrastiner, enfin bref, s'organiser, mais je le répète, de façon souple. Que ce ne soit pas une contrainte (contrairement à ce que j'ai longtemps cru) mais plutôt une aide.

Enfin voilà, je ne sais pas quel est votre point de vue sur le sujet ? Je voulais réfléchir un peu avec vous à ces questions, pour ma part c'est encore en ébauche !

Excellente journée à vous petits oisillons !



Colombe


mercredi 2 septembre 2015

Travail vs Argent

bonjour chers oisillons !

Vous vous souvenez peut être des précédents articles sur le travail et sur l'argent.
Aujourd'hui, j'aimerais faire une espèce de mélange entre ces deux thèmes et voir comment l'un influe sur l'autre et inversement.

Pour la petite histoire, je continue ma réflexion autour du travail, et l'autre jour, je parlais avec ma tante. Nous disions qu'il était préférable de choisir un métier que l'on prenne plaisir à exercer, et puis là je dis « oui mais de toute façon, au pire on a les vacances et le week end pour faire autre chose, ce qu'on aime… Le travail ça n'est pas toute la vie et heureusement ! ». En fait, je parlais de choses comme la famille, et j'entendais par là que le travail est un champ d'épanouissement, mais qu'il y a d'autre tableaux sur lesquels nous devons jouer : l'affectivité, la spiritualité, ….
Seulement, ma tante n'ayant qu'à moitié compris mon sentiment, elle m'a dit quelque chose de primordial – à mon sens. C'était quelque chose comme ça :
« Le problème c'est que dans notre philosophie actuelle, le travail n'est qu'une chose désagréable mais nécessaire… Il y a 50 ans, les gens ne se posaient pas toutes ces questions, ils travaillaient beaucoup plus et cela faisait partie intégrante de leurs vies ! Aujourd'hui, on a créé des besoins et finalement les gens s'ennuient, ils ne sont « heureux » que lorsqu'ils ne sont pas au travail. »
Je ne pense pas que l'on puisse voir cela comme un regret nostalgique et vain sur le passé, mais plus comme une analyse lucide…

Cette remarque de sa part à été pour moi une prise de conscience, je n'avais jamais songé avant que le travail pouvait être réellement une partie intégrante de ce que nous sommes, et que tout simplement, cela pouvait nous épanouir. La perception que nous avons des choses est, je pense, détermiante.
Et voir l'activité professionnelle non comme une contrainte mais au contraire comme un lieu où l'on peut se donner peut changer une vie !

Je voulais vous partager cela car ça a été pour moi une découverte essentielle. Je ne doute pas que pour certains parmi vous, ce soit une évidence, mais on ne sait jamais … Et puis, je suis toujours dans ma logique d'essayer de comprendre et d'argumenter nos idées ! Penser une chose, c'est bien, être convaincu que la véritée est dans telle idée aussi…. Mais lorsque l'on peut dire pourquoi on pense ça, et qu'est ce qui nous amène à considérer que la véritée est là plutôt que là, et qu'après avoir analysé différents points de vue, enfin on choisisse un « camp »…. Je pense que c'est une façon de s'approprier ses idées, et enfin d'être plus autonome ! En revanche, si la démarche est personnelle, la « nourriture » intellectuelle elle ne l'est pas : il faut lire, se documenter, discuter, écouter, essayer de comprendre des points de vue qui nous sont étranger… On ne trouve pas en soi le savoir, on fait simplement une synthèse qui nous est propre de tout ce qui se dit, on choisit que penser parmi les pensées !

Enfin, après cette petite parenthèse, nous allons aborder la question de l'argent dans le travail. Toujours dans cette idée de voir le travail comme une contrainte, et bien c'est la contrainte qui nous permet de gagner notre vie ! Selon notre société, sans travail pas d'argent, et sans argent et bien … Pas grand-chose !
Il y a les aides de l'État, tout cela, … ces moyens de pallier à une absence de travail sont relativement nouveaux. Cela permet vraiment d'aider, mais quelque part, cela ne dévalorise-t-il pas le travail ? 
La question de travailler pour de l'argent donne, à mon sens,  une justification trop matérielle à l'activité professionnelle : Travaillons nous pour les autres, pour être heureux, ou pour gagner sa vie ? Il me semble malheureusement qu'aujourd'hui, beaucoup de gens travaillent pour l'argent, parcequ'ils n'ont pas le choix (et je ne parle pas là de ceux qui sont au chômage, peut être en parlerais-je dans un autre article).

Aujourd'hui, l'argent est un but. Combien d'enfants ne disent-ils pas « moi quand je serais grand je serais riche » puis à l'heure de choisir un métier « comment on peut gagner beaucoup d'argent en travaillant pas beaucoup ? ». Dans sa denière encyclique, Laudato Si, le pape a dit une phrase qui m'a marquée, c'est lorqu'il parle du « paradigme technocratique », il explique à un moment donné que « c'est devenu une contre-culture de choisir un style de vie avec des objectifs qui peuvent être, au moins en partie, indépendants de la technique, de ses coûts, comme de son pouvoir de massification et de globalisation ».
Au passage, je vous invite à lire cette encylique ! À ce propos, il est probable qu'un article vous en parle bientôt plus longuement ^^

Il faut donc de l'argent pour vivre, et notre façon de penser actuelle nous force à évoluer dans cet état d'esprit « dépendant » de ce monde. Le pape ajoute également que « le paradigme technocratique est devenu tellement dominant qu'il est très difficile de faire abstraction de ses ressources, et il est encore plus difficile de les utiliser sans être dominé par leur logique. »
Ce passage est extrêmement intéressant, c'est le paragraphe numéro 108 pour ceux que cela intéresse.

Si aujourd'hui on travaille pour se donner aux autres, c'est complètement à contre courant, à mon avis. Mais il est très probable que la clé d'une vie heureuse et complète se trouve par là : ne pas devenir esclave des autres, mais choisir librement de faire le bien autour de soi, de rentre les gens heureux, de travailler non pour se payer une piscine mais dans un but plus noble et plus haut. Et d'utiliser l'argent superlfu à des fins plus nécessaires : n'oublions pas que 13 % des hommes de cette Terre souffrent de sous-alimentation.
Si l'on arrive à trouver une bonne gestion de son temps (je vous en parlerais très bientôt) et à équilibrer travail et soin de soi-même (spirituel ou matériel), si l'on travaille non pour de l'argent (motivation ou peu motivante ou peu saine, si ça devient une obsession), le travail peut alors devenir une façon de s'épanouir… Et alors on a plus besoin d'attendre le week end pour sourire ! Mais cela est, je vous l'accorde, beaucoup plus facile si l'on aime ce que l'on fait.

Et pour continuer, un petit mot sur « l'appât du gain » : j'ai pour ma part, pour un projet personnel, eu besoin de regrouper beaucoup d'argent ces derniers mois. J'ai eu de la chance, cela était possible, j'ai travaillé et gagné de l'argent. Mais alors cela est devenu réellement une obsession, un but. Et l'argent n'était plus pour moi un moyen d'accomplir ce projet qui me tenait à coeur … Je pense qu'il faut que nous soyions très vigilants à cet égard : ne jamais oublier que l'argent n'est pas un but en lui-même ! Et même si cela est grisant de voir 400 € en billets entre nos mains, argent que nous avons gagné à la sueur de notre front, n'oublions pas que c'est un don du Créateur, et « qu'il nous appartient de lui rendre en le donnant ». Pas tout, il faut vivre ! Mais vous souvenez vous de ce passage de la Bible où il nous est demandé de donner un dixième de ce que nous gagnons ?

Pour terminer, j'aurais simplement envie que vous vous interrogiez de votre côté : Pour quoi travaillez vous ? Pour qui ? Et quel est votre rapport à l'argent … ?

Voici un lien, en attendant un article sur l'encyclique du pape, pour réfléchir à la façon d'être un "écolo intégral" ! Changer le monde depuis sa chambre


Belle journée !

Colombe

Edit : bon, ça fait beaucoup de liens dans l'article, mais quelques jours après avoir rédigé celui-ci je suis tombée sur ces mots du pape François, en rapport avec tout cela ... J'ai pensé que ça pouvait vous intéresser pour nourrir votre reflexion !

"comment aidons-nous nos jeunes à ne pas considérer un diplôme universitaire comme synonyme d’un statut supérieur, comme synonyme de plus d'argent ou de prestige social ? (…) Comment aidons-nous à considérer cette préparation comme signe de plus grande responsabilité face aux problèmes de nos jours, face à la protection du plus pauvre, face à la sauvegarde de l’environnement ? Et vous, chers jeunes (…) savez-vous que ce temps d'étude, n'est pas seulement un droit mais aussi un privilège que vous avez ?"
 Cet extrait de son discours aux étudiants de Quito est tiré d'aleteia.

mercredi 26 août 2015

Rentrée ...

Bonjour tout le monde !

À l'approche de la rentrée, le blog des oisillons se mettra lui aussi à l'heure scolaire ...

Voilà donc le nouveau programme, à partir du 1er septembre (nous allons essayer de faire des articles plus approfondis, plus recherchés, et en moins grande quantités afin que vous ne vous lassiez pas !  D'autant plus que vous aurez certainement d'autres choses à faire que de venir nous lire, alors autant que le contenu soit de qualité).

Ainsi, l'article de la semaine continuera son petit bonhomme de chemin, toujours le lundi matin;
Le mercredi paraîtra un article "qui réfléchit" le plus souvent possible, nous avons envie de faire sur le blog plus d'articles "réflexions" à l'instar de celui sur l'argent ou l'éducation, accompagné des quelques jolies images "triées sur le volet". En revanche, comme ces articles sont longs à préparer (au moins 3 heures) ils alterneront avec des articles plus simples, comme des recettes de cuisine ou un beau diaporama d'images ! (quand on en aura trop pour les mettre à la fin des articles ahaha).
Et le samedi, ce sera le rendez vous de la citation de la semaine!
Il se peut qu'il y ait, occasionnellement, d'autres articles, mais voilà le squelette de l'organisation pour cette fin d'année 2015 !

Nous vous souhaitons à tous, réellement, la meilleure rentrée possible, restez concentrés sur l'essentiel, travaillez, faites de votre mieux, mais gardez à l'esprit qu'un épanouissement de toute votre personne ne passe pas que par le travail, même s'il est nécessaire; qu'une personnalité complète nécessite aussi une vie spirituelle approfondie et simple, et une vie sociale basée sur la vérité, et sur de vrais amis. N'oubliez pas que la vraie joie se trouve dans le Don de soi, et en Dieu !
Sur ce, nous vous souhaitons de réussir dans ce que vous entreprenez, de trouver votre voie, et d'être heureux !

À très bientôt,


Colombe et Rossignol

dimanche 23 août 2015

Mariage homosexuel ? Égalité ? Discrimination ?

Bonjour !

Comme vous l'avez vu dans le titre, je parlerais ici de sujets qui sont pas mal discutés en ce moment ... Pour ma part, je côtoie souvent des personnes homosexuelles, pansexuelles, au autres (je ne vais pas vous faire la liste non plus!). Et il nous arrive de discuter, car je ne cache pas mes opinions. Ainsi, je suis souvent confrontée à la difficultée de transmettre une idée sans blesser la personne en face; il y a peu, avec une amie, nous avons échangé des lettres afin d'expliciter nos opinions. Je me suis dit que cela pouvait être interessant de vous mettre ma réponse aux questions qu'elle m'a posées, et que dans un article futur je vous mette sa réponse à elle, cela pourra peut être nous permettre de rechercher ensemble la vérité, et d'être plus à l'aise sur nos opinions.

Voici donc ce que je lui ai dit, n'hésitez pas à me donner votre avis :

"Merci beaucoup pour m'avoir expliqué tout ce que tu m'a expliqué à propos de ton point du vue. En effet, j'ai appris des élements à prendre en compte dans ma reflexion, sache que de toute façon notre conversation m'a amenée à renforcer certains points de vue comme à en réviser d'autres. Je vais maintenant répondre à tes questions :

1 - D'après toi, une personne qui est transexuelle ou transgenre a-t-elle le même "poids" qu'une personne qui ne l'est pas ? (travail, mariage, égalité ... )

Pour moi, une personne transgenre ou transexuelle a tout à fait les même droits qu'une autre (je ne vois pas pourquoi on ferait une différence, à moins d'être profondément intolérant).
Je parle là du point de vue professionnel, notament.
Il y a une notion sur laquelle je reviendrais, c'est que je (et l'Eglise, et Dieu) marque une différence fondamental entre les actes et ce que l'on est. Une personne ne sera jamais réduite à ce qu'elle fait par quelqu'un d'intelligent et d'aimant. C'est vraiment fondamental, tu peux aimer qui tu veux, copuler avec qui tu veux, ta valeur en tant qu'être humain, en tant que personne, reste la même. "Tu as du prix au yeux de Dieu et il t'aime".
Ceux qui font l'erreur de confondre l'être et l'agir, je condamne leur façon de voir les choses (même si mon avis n'a pas beaucoup de poids, je le crains!).
Cela vaut pour le travail, les relations sociales (après, tu peux ne pas t'entendre avec quelqu'un de transsexuel par exemple car tu ne partage pas sa vision des choses, ce n'est pas de l'intolérance ni de la discrimination, c'est juste une affaire de "goûts sociaux" si l'on peut dire ça comme ça).
Ce que je dis vaut aussi pour l'égalité, évidemment : "Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux". Après, il est précisé "quelle que soit la religion, la position sociale, ... " aujourd'hui on pourrait dire "quel que soit le genre et l'orientation sexuelle...".
Pas exemple, il serait un peu bête d'interdire le droit de vote à quelqu'un sous pretexte que tu ne valide pas son orientation sexuelle ...
Évoquons maintenant la question épineuse du mariage.... Je t'ai déjà donné ma définition d'un couple (à savoir, un homme et une femme qui s'aiment et admettent la possibilité de donner la vie; un homme et un homme ce n'est pas un couple, lexicalement parlant, c'est une paire), et à mes yeux, un couple qui n'est pas hétérosexuel n'est pas "appelé" à se marier. Le mariage, à mes yeux, est seulement destiné à un couple d'un homme et d'une femme. Mais deux hommes ou deux femmes peuvent se pacser, par exemple, s'ils veulent que leur vie ensemble soit reconnue du point de vue légal. Ce n'est pas une question d'égalité, ou de dicrimination, mais de différence fondamentale. Je ne nie pas que toutes les orientations sexuelles existent, mais je donne simplement un statut spécial à celui de l'hétérosexualité (j'entends par là un homme et un femme au sens biologique du terme).
C'est le couple biologique (j'entends par là que sauf anomalie, c'est le seul couple qui est apte à se reproduir naturellement, sans tiers). Mais je respecte tous les "couples", et les personnes ! Ton orientation sexuelle, c'est "ton problème", quelle qu'elle soit je ne t'en respecterais pas moins en tant que personne !
"Égalité sociale", oui, mais je t'ai expliqué ma définition du mariage, tu as le droit d'avoir la tienne.
Il me semble qu'à ce propos, l'Église dit qu'un couple qui se marie est un homme et une femme qui s'aiment, veulent passer leur vie ensemble, veulent avoir des enfants (c'est à dire, pas de contraception mais c'est une autre question) et "incluent" Dieu dans leur mariage, lui demandent une grâce spéciale. En tout cas, dans les idées principales, c'est cela !

2 - Si un bisexuel se marie avec une femme, est ce que au final le mariage est plus "acceptable" qu'un autre ? Pense aussi à toutes les personnes qui ne sont pas hétérosexuelles et qui se marient avec quelq'un du sexe opposé. Trouves-tu ça acceptable ?

Je crois qu'à propos du mariage, j'ai déjà plus ou moins répondu à ta question. Pour moi, pour se marier, au delà de l'hétérosexualité, il faut aimer sincèrement la personne et vouloir vivre avec pour la vie. Dans ce cas, je comprends l'incohérence pour une personne homosexuelle de se marier de façon hétéro. Mais je répète que le mariage hétéro a un statut spécial car c'est celui qui est biologiquement viable, qui assure la pérénité d'une société. (Après, il y a les manipulations, la PMA, la GPA ...).
Pour ma part, je trouve cela abberant : depuis des millions d'années, l'Homme se reproduit naturellement , et on veut "fabriquer des hommes" par manipulations médicales? En tant que croyante, je ne vois pas l'interêt de "refaire" ce que Dieu a si bien fait. Après, on peut parler des couples stériles : pour eux aussi, je suis contre la PMA. J'admets la place de la Providence dans nos vies (c'est aussi pour cela que je refuse la contraception : laisser à Dieu une "liberté de manoeuvre" et ne pas tout décider nous-mêmes).
Et puis, un couple stérile peut adopter, il y a déjà tellement d'orphelins ...
AInsi, je suis contre les manipulations médicales qui visent à fabriquer la vie, je respecte la place du naturel.
D'autant plus que dans ces cas, les embryons sont "triés" pour enlever les "anormaux", entre autres les embryons trisomiques... Tu ne trouve pas ça terrible, que ces embryons, ces êtres humains soient jetés à la poubelle car ils ont un chromosome en plus ?
Enfin, je m'égare.
Si un bisexuel se marie avec quelqu'un du sexe opposé au sien, je ne vois pas d'objection s'il est sincèrement amoureux de la personne qu'il épouse, après tout un bisexuel ne "ment" pas s'il est en couple hétéro.
Je pense qu'il peut arriver à tout le monde d'avoir des pensées homosexuelles, la question est qu'en fait tu ? C'est comme les pensées infidèles ...

3 - Pourquoi dit-on aimer son prochain alors qu'on en exclut certains ? 

Aimer son prochain, cela signifie aimer "n'importe qui", comme je l'ai déjà dit en 1, tu aime quelqu'un pour ce qu'il est, dans le sens d'un être humain doté de qualités, de défauts, et pour ses particularitées ... Pour une multitude de choses.
Tu peux être bi ou homo, mais ça ne résume pas la complexité de ton être.
Du point de vue chrétien, tu es une merveille, tu es unique, et même si Dieu n'aime pas ce que tu fais il t'aime toi. *
Et si Dieu t'aime, il serait stupide de ma part de ne pas t'aimer aussi, en tant que merveille créée par Dieu mais aussi, tout simplement, en tant que toi.
C'est ça la logique, il me semble, du "aimer son prochain", tu comprends ?
Une personne homosexuelle n'est pas exclue de l'Église, elle est même accueillie à bras ouverts si elle le souhaite, seulement elle ne peut pas se marier, pour les raisons évoquées précédement.

4 - Que dit tu de ceux qui ne s'identifient pas aux genres les plus communs ? (Homme/Femme)

Vis à vis de ceux qui ne s'identifient pas aux genres les plus communs, je dirais simplement ce sont avant tout des êtres humains que j'aime et respecte infiniment, et, après tout, qui suis-je pour juger ?
Il se peut que je sois dans l'erreur, et même, j'ai été moi-même tellement jugée que je m'interdit de juger qui que ce soit. C'est juste qu'il y a certains comportements que 1, je n'imite pas et 2, trouve erronés, mais cela reste mon avis (inspiré de celui de l'Église!).
Pour être parfaitement honnête, je dirais que je touve cela bizarre, mais qui dit bizarre dit normal et qui dit normal dit "qu'est ce que la normalité".

Je finirais simplement sur ceci : je respecte tes choix personnels, tes avis, et tu es à mes yeux un être humain avant tout (et à ce titre, digne de respect ... Au même titre qu'un embryon de quelques heures !)"

Voilà, les oisillons !

Je suis consciente qu'il y a des failles dans ma façon d'exposer les choses, aussi n'hésitez pas à discuter les points qui vous semblent "obscurs".

Certains d'entres vous pensent peut-être que les autres orientations sexuelles que l'hétérosexualité sont des "anomalies", pour ma part j'essaie de me faire mon idée, je suis confrontée à des gens qui défendent les thèses du gender, entres autres, et je ne sais pas si leurs idées leur viennent naturellement ou bien sont véhiculées par les idées ambiantes, je ne sais pas non plus si nous, oisillons, sommes "formatés" à penser ce que nous pensons, ou si nous sommes proches de la Vérité de par notre foi ... Il faudra relire l'enseignement social de l'Église à ce sujet, cela vous interesserait-il que je fasse des recherches à ce sujet et que je vous en fasse part ici ? (et si je trouve des textes interessants, je les metttrais dans l'article de la semaine ... )

Encore une fois, n'hésitez pas à réagir, c'est vraiment très interessant d'avoir des commentaires qui "réfléchissent" et de voir que les articles soulèvent une reflexion, même si ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'ocean !


Colombe

dimanche 28 juin 2015

Éducation et travail ....

Bonjour tout le monde !

Encore un article qui tire vers l'essai...

De récents évenements personnels (bon, il y a l'actualité aussi, avec la réforme du collège, mais ce n'est pas à propos de ça que je vais parler) m'ont fait me questionner sur l'éducation, le but, les façons d'éduquer... Oui me direz vous, j'ai encore le temps d'y penser, mais en tant que personne que l'on essaie d'éduquer et qui aime tout remettre en question, je vous partage mes petites reflexions.
Ces raisonnements ont aussi trait au travail, de façon plus générale.

En fait, la question est  : le travail (j'entends par là également la formation intellectuelle, donc l'éducation) est il quelque chose d'obligatoire, mais de peu important, ou bien plus quelquechose qui prends dans nos vies une place prédominante ?
La question se pose du point de vue de la foi également, l'expression "devoir d'État" que l'on nous rabbache à toutes les sauces, que signifie-t-elle vraiment ?

Jusqu'à il y a peu, ma conception du travail se limitait à cela : on a pas le choix, alors quitte à être obligés autant faire de notre mieux !
Mais j'ai réalisé (j'ai été aidée!) que peut être que ça ne se limitait pas seulement à cela... Il me semble (corrigez moi si je me trompe!) que saint Paul a dit "qui travaille prie". Cela laisserait entendre que le travail est partie prenante de notre vie de foi, et de notre vie en géneral. Discutant avec des amies, nous sommes parvenues à la conclusion que le travail était une part de notre épanouissement, et que le fait de s'investir à fond (et non par défaut) dans ce que l'on nous demande était nécessaire à notre bonheur et notre construction.

À l'heure où je vous écrit cela, les réponses à ces questions ne sont pas encore bien claires dans ma tête : le travail que je n'ai pas envie de faire, faut il le faire avec joie et application ? La réponse évidente est oui (lisez la vie de Saint Dominique Savio, vous comprendrez...), mais cela mérite tout de même qu'on s'interroge.

Quant à l'éducation, qu'en est il ? Les parents doivent ils pousser leurs enfants au maximum de leurs capacités, au risque d'oublier d'autres items de leur vie nécessaires à l'épanouissement, ou leur faire confiance au risque de les voir rater une partie de leurs études et, au final, mal se former ?
Et entre ces deux extrêmes, une multitude de nuances existent, et il me semble que c'est dans ces nuances que se trouvent les solutions.

Pour ma part, mes parents me laissent travailler comme je l'entends, du moment que les résultats sont à la hauteur de leurs attentes (qu'il n'ont pas peu haut). J'en suis très heureuse, mais je suis consciente du fait que, livrée en quelque sorte à moi-même, c'est ma flemmardise qui prends parfois le dessus et je ne travaille pas autant que je le devrais.
D'un autre côté, dans l'accomplissement de certaines initiatives que je prends de mon propre chef (constituer une anthologie de poésie, lire de gros pavés qui ne sont même pas au programme...), il est très probable que si l'on me forçait, je serais beaucoup moins motivée, il est même probable que ceux qui me dirigent n'auraient pas d'idées aussi saugrenues que les miennes.
Et cela marche dans mon cas, mais j'aime étudier (enfin, étudier ce que j'aime, ne poussons pas le bouchon trop loin tout de même!) et j'ai la chance d'avoir, comme on dit, des facilitées : bonne mémoire, curiosité...
L'avantage est que j'apprends ainsi l'autonomie, et à vraiment travailler toute seule, mais qui sait, peut être que si j'étais poussée à donner le maximum de mes capacitées j'aurais de bien meilleurs résultats, mais peut-être aussi que je serais moins heureuse que je ne le suis ?

Il me semble que ces questions méritent d'être posées. 

Et après tout, voilà seulement mon expérience, et mes reflexions quand je découvre d'autres façons de fonctionner, il est indéniable qu'il y a quelque part dans le monde une meilleure manière de fonctionner, pour ma part je me satisfais de cette façon de faire. Je ne serais jamais sans doute quelqu'un d'exceptionnel au sens intellectuel du terme, mais je fais confiance à la Providence.

Enfin, après cette avalanche de "je", je vous encourage, chers petits oisillons, à bien réfléchir lorsque vous aurez des enfants à éduquer, afin de leur offrir le plus de chances possible tout en les rendant heureux.

Dur défi, que j'espère réussir à relever un jour !

À bientôt, belle journée, j'espère que vous avez réussi à suivre mes pérégrinations intellectuelles.

Colombe


dimanche 14 juin 2015

je HAIS l'argent

ou plutôt ... "je HAIS cette société dans laquelle l'argent n'a pas la place qu'il devrait avoir!"

Chers oisillons, bonjour !

Me voilà aujourd'hui avec un article un peu spécial, premier d'une (je l'espère) longue série de questionnements.

Il s'agit aujourd'hui d'une petite reflexion à propos de l'argent, cette chose qui régit nos vies quoi qu'on en dise !

En effet, l'autre jour avec Rossignol, nous causions (pour changer!) et elle me dit quelque chose qui, je vous l'avoue, m'a marqué. Je n'y avais jamais songé avant, et je me permet de vous partager cela, en fait, elle m'a expliqué qu'elle avait calculé et qu'elle était arrivée à la conclusion que dans notre société, on ne peut vivre sans argent.
La base de la vie, à savoir l'eau (sauf en Bretagne, on a l'eau de pluie!), la nourriture, et même un toit... Cela est payant.
Alors, oui, d'un autre côté, "tout travail mérite salaire" et n'est-ce pas une utopie que de rêver à une société qui fonctionnerait basée sur la bonne volonté ? Sans doute.
Mais n'est-ce pas abberant de songer que même si l'on vit en autharcie (par exemple, dans une ferme, en produisant sa propre nourriture), il faut tout de même payer une taxe foncière ?
Actuellement, notre système est tel qu'on ne peut le fuir : nous sommes prisonniers d'une facçon de vivre. Oui, nous avons les libertés fondamentales que devraient avoir tous les hommes, mais, bien que je ne nie pas ses libertés et les combats qui ont été menés pour les aquérir, je me questionne : à partir du moment où l'on nait, nous faisons partie d'une société, et à ce titre nous devons gagner de l'argent et l'utiliser pour payer des services que nous ne souhaitons pas forcément et nous devons payer, dès que l'on est en âge de le faire, notre nourriture, notre logement ...
Ce que je trouve terrible, c'est l'absence de choix. Je ne nie pas que, comparés à d'autres pays, nous soyions dans une société proviligiée . Mais c'est aussi une société que nous n'avons pas choisie.
Certes, nous bénéficions des routes, de l'Assurance Maladie, de l'éducation, de l'armée ... Mais quel est ce droit que certains prennent et qui décide pour nous, nous oblige à tout le temps tout payer ? Payer pour manger, boire, être à l'abri de la pluie, avoir une existence décente! (et je ne parle là que des besoins absolument nécessaire et non des loisirs dont nous avons aussi besoin, dans une certaine mesure).
On reproche à certains d'être avides ... Oui mais quelque part, nous sommes forcés d'être "près de nos sous" si nous voulons survivre.  Pour prendre un exemple, pour ma part, j'ai écrit un livre, qui a été publié. J'aimerais écrire et j'aimerais que les gens puissent me lire gratuitement, mais aujourd'hui il n'est pas possible de fonctionner ainsi, dans le contexte actuel le moindre centime gagné est une victoire, la gratuité est une abberation et ceux qui sont généreux sont les perdants. En tout cas, du point de vue économique du terme. Il faudrait une véritable force d'âme pour tout donner, son temps, son argent, accepter de vivre simplement et difficilement en espérant qu'un jour d'autres fassent la même chose et que la générosité devienne la norme.Certains l'ont fait, et je les admire pour cela.
Parfois, je me prends à rêver d'une société où l'on serait complètement libres, (liberté dans la mesure de l'amour, je parle là d'une liberté chrétienne), où l'on travaillerait mais non pas pour payer son loyer, pas pour remplir un réservoir qui fuit, mais pour rendre service à la communauté. Ou chacun apporterait sa pierre à l'édifice d'une société épanouie, et régie pas le bien de l'homme et non par l'argent.
Où l'art serait gratuit, où les droits d'auteur n'existeraient pas, ou le partage serait répandu.
J'ai réalisé aussi que si tout le monde agissait ainsi, en une entraide permanente, s'il n'y avait plus de propriété (pas dans le sens de "ce que l'on a peut nous être enlevé", mais dans le sens de "ce dont tu bénéficie ne t'appartient pas complètement, ça appartient à l'humanité"), plus rien ne serait payant, car même les matières premières seraient gratuites... Mais peut être vais-je trop loin ?
Là où personne n'aurait le pouvoir de dérober des libertés personnelles ... Mais peut-être est-ce le Paradis que je décris là ?
Que chacun rende service en tout liberté, mû par une volonté du bien commun et du service ?
Je ne sais si vous avez  vu le film "les raisins de la colère", adaptation du roman de Steinbeck, dans lequel on voit un camp communiste à un moment. Il s'agit plus ou moins de ce que j'ai décrit plus haut ... Il me semble qu'à la base, le communisme est une bonne idée, même inspirée de la Bible! (relisez le début de l'acte des Apôtres...). Mais l'un des principaux problèmes de ce système est, tout d'abord, l'absence de transandence (ce système n'admet pas l'existence d'un dieu), et le fait que la violence soit le moyen d'arriver au but visé. Une autre chose qui pose problème, c'est le fait que la liberté soit envolée, et que le système soit imposé. Et chez les communistes, cela va même jusqu'à un régime totalitaire.
Comme me l'a également si bien rappelé mon papa, le problème fondamental est que le Bien Commun prend le pas sur l'individu, ce qui a posé de gros problème comme l'Histoire l'a montré. Mais il ne faut pas non-plus tomber dans la tendance inverse qui est que le bien de l'individu prenne le pas sur le Bien Commun, nous sommes là dans le communisme. Et ce que disait Saint Jean-Paul II est fort à propos (merci papa!), il expliquait que la racine commune du communisme et du capitalisme est le matérialisme... Ce qui est contraire à une conception déiste, voire chétienne, du monde. 
Mais avec ces remarques sur les régimes politiques, on peut se dire : "oui mais si on a le choix du système dans lequel nous évoluons (je pense ici à la République Française, que certains remettent parfois en question), il n'y a plus d'État, plus de système commun !"
Et bien, voilà ma réponse : dans ce cas, d'accord, plus d'État, plus d'autorité au dessus de tous! (mis à part celle de Dieu, mais la question ne se se pose pas, car il s'agit d'une autorité dans l'amour au service du Bien). Bon, rassurez-vous, je ne suis pas pour autant une révolutionnaire ... Mais je pense simplement que le système dans lequel nous évoluons n'est ni parfait ni immuable.
Et pour revenir au système idéal que j'ai décrit plus haut, il est vrai que sur terre, il y aurait inévitablement des profiteurs, le péché qui s'insinuerait... Et même si des gens de bonne volonté se rassemblaient, si ce système fonctionnait durant une génération, que se passerait-il à la génération d'après, et à celle d'après ? N'oubliez pas que le petit fils de Saint Louis a fait étrangler son épouse ...
Ainsi, je pointe là du doigt un problème qui me dépasse et dont je ne sais s'il existe de solutions, le débat est ouvert, n'hésitez pas à donner votre avis où à partager cet article si vous pensez qu'il peut en interesser certains, ....
Étant moi-même à la recherche de la Vérité, je ne sais trop comment réagir devant tout cela, devant cette société qui mets l'argent avant l'Homme. Mais je pense qu'il faut au moins réfléchir et être conscient des failles du monde dans lequel nous vivons !
Excellente journée à vous, bonne réflexion, je termine avec cette petite image que j'aime beaucoup ! (derrière les rochers, toujours, le soleil!)

 Colombe

Edit 1 : dans sa nouvelle encyclique "laudato si", le pape parlera entre autres, si j'ai bien compris, de la place de l'argent dans le monde ... À lire ! :)

Edit 2 : suite aux commentaires interessants qui ont été postés, je les remets ici afin de vous faire profiter de la discussion : (les auteurs des com's ne seront pas précisés, mais vous pourrez les trover si vous allez plus bas)

- moi je pense qu'il faut revenir au simple début, le début du début : suivre à partir de la Création jusqu'à maintenant les activités des hommes, ainsi ce serait déjà plus simple et l'on serait bien éclairé sur ce point ! Je crois que certaines actions n'auraient pas pu être évitées ou déviées autrement, il faut, après s'être penché sur le commencement à maintenant, se pencher sur le présent et ce que l'on peut en faire, car si nous vivons les instants présents, c'est bien pour en faire quelque chose !! Nous ne sommes pas forcément encore des personnes importante dans la société, mais c'est pourtant maintenant qu'il faut commencer, je crois !
Et évidemment, on ne peut pas changer le passé et éliminer l'argent, il faut faire avec ce qu'on a aujourd'hui, mais BIEN faire !!! ;)

- (...) Et bien moi personnellement l'argent m'énerve et je le déteste ! Malheureusement, à cause du péché il est impossible de vivre sans argent. Si on réfléchit bien, la société vit avec ce système d'argent (ou d'échange égal) depuis quasiment le commencement. C'est un sujet bien délicat et sachons que jamais nous n'arriverons à une société parfaite même si on peut tout faire pour qu'elle soit aux mieux ! (C'est ça que j'aime dans la perfection : le fait qu'il y aura, sur terre, toujours quelque chose à arranger parce que rien est parfait. Mais la perfection reste un but et un idéal. Que nous verrons peut être un jour...

- je pense qu'il ne faut pas oublier une chose, c'est qu'il ne faut pas renier le monde dans lequel nous vivons et son passé, pour deux raisons il me semble :
1ere raison, c'est que c'est Dieu qui a choisi le monde dans lequel nous sommes envoyés ... Alors faisons lui confiance !
La seconde, c'est que c'est ce passé qui a fait ce que nous sommes, que nous y sommes liés, quoi qu'on en dise, il ne faudrait pas arracher le bon grain avec l'ivraie, tu ne crois pas ?
En fait, je pense que l'argent en soi n'est pas une si mauvaise chose, il permets de régir les échanges et d'empêcher que certains en profitent, mais il me semble que le problème vient là de la trop grande importance qu'a pris l'argent dans notre société, et l'usage qu'on en fait. L'argent devient une finalité et non un moyen ... Ce qu'il devrait être, et qu'il était à la base !
Enfin bon, en tout cas ça ne servirait à rien qu'on soit envoyés dans le monde s'il était parfait ^^


-   Alors moi aussi je veux ajouter mon petit grain de sel ;) :
Je pense que notre société et notre monde ont beaucoup de failles et beaucoup de choses que nous pourrions regretter, beaucoup d'actes à condamner, et beaucoup de violence inutile...
Mais je pense aussi, et j'en suis même convaincue, que nous sommes notre société, c'est nous qui la constituons et qui en faisons ce que nous sommes.
Qu'est ce qu'une petite dame dans les bidonvilles de Calcutta ? Rien, hormis qu'en elle il y a un feu qui voudrait brûler le monde... La seule chose que cette dame a de spécial (vous l'avez reconnu, je cite Mère Teresa), c'est qu'elle a compris qu'elle ne pouvait changer le monde toute seule...
Alors elle a simplement ouvert les yeux sur les gens qui l'entouraient, et elle s'est mise à les aimer. Elle a fait de son ordinaire quelque chose d'extraordinaire, et elle a donné cette "petite goutte d'eau dans l'océan, mais si elle n'était pas là elle manquerait"...
Alors oui, je crois à l'"effet papillon", et je crois que par notre bonté, notre charité et notre espérance (et surtout avec la grâce de Dieu) nous pouvons faire beaucoup de bien autour de nous...
Il nous suffit de regarder les personnes qui nous entourent, et de les aimer
Et pour finir, un petit tweet du Pape : "Qu’il serait beau si chacun de nous pouvait dire chaque soir : aujourd’hui, j’ai posé un geste d’amour envers les autres !"

- Je pense, par rapport à ce que tu as dit, qu'il faut réussir à trouver un équilibre entre l'esprit critique, c'est à dire savoir relever les défauts du monde dans lequel nous évoluons, et l'action et la confiance, le fait d'oser agir même à contre courant, et de conserver l'espérance !
Il y a un "potentiel" de Bon, de Vrai et de Beau dans notre monde, à nous de le faire ressortir et le rendre plus grand que tout le reste ... Beau défi en perspective, mais tout est dans la main de Dieu, alors ... Nous sommes ses instruments ^^
....

N'hésitez pas à ajouter votre grain de sel ! :)